Micro de radio : histoire des microphones de studio et héritages modernes
Un micro de radio vit dans un endroit particulier : un studio où chaque détail s’entend, même quand personne n’en parle. Il doit suivre une voix qui bouge, une phrase qui s’accélère, un rire qui déborde. Ce guide d'Univers Sons raconte l’évolution des microphones à travers la vie des plateaux : le carbone pour “tenir” le niveau, les condensateurs pour gagner en finesse, les rubans pour apprivoiser la pièce, puis les dynamiques broadcast pour rendre le direct plus libre. On passe aussi par les usages actuels, web radios, podcasts et ASMR, où l’on cherche toujours cette chaleur de proximité. Enfin, on met en avant des modèles actuels qui prolongent ces légendes, sans trahir l’esprit studio. Let's Go !
Résumé rapide
• Le micro carbone a lancé la radio avec un signal fort, même sur des amplis fragiles.
• Les rubans et condensateurs ont apporté finesse et articulation, avec une prise plus “studio”.
• Les dynamiques broadcast ont stabilisé la voix en direct, avec moins de prise de pièce.
• Ces bascules répondent à trois besoins: plus de niveau utile sans souffle, plus de contrôle de l’espace via la directivité, plus de confort d’antenne grâce au traitement (compression, de-esser, limiteur).
• Aujourd’hui, web radios et podcasts gardent la même recette: proximité maîtrisée, bruit contenu, voix “devant”.
• Le transport évolue (studios connectés, audio sur IP), la prise de voix reste le cœur du son radio.
Naissance des studios: quand la voix doit survivre à la technique (années 1920)
Au tout début, la radio ne cherche pas un timbre “beau”. Elle cherche une voix qui tient debout. Les amplis sont instables, le souffle est partout, et la diffusion ne pardonne pas les niveaux faibles.
Les studios choisissent donc l’efficacité: il faut du signal, tout de suite, sans fioriture. Les micros au carbone répondent parfaitement à cette urgence. Ils donnent du niveau, mais ils resserrent la bande passante et laissent passer un grain plus rugueux. Ce n’est pas un défaut, c’est le prix à payer pour exister à l’antenne.
Le Marconi-Reisz incarne cette époque. Un bloc lourd, presque minéral, rempli de granules de carbone, pensé pour durer et pour sortir un niveau franc.
Sur le plateau, la technique impose une chorégraphie. On parle droit, on bouge peu, on garde la même distance. Une tête qui se tourne, et la présence glisse. Un rire trop près, et ça sature. Les papiers s’éloignent du micro, les mains deviennent discrètes.
La radio apprend une chose essentielle: la voix n’est pas seulement un texte, c’est une discipline de studio.


1931: la BBC et le micro “bomb”
Modernité visible, détails audibles
Au début des années 1930, la radio veut aussi se montrer. Le studio n’est plus seulement une cabine où l’on lutte contre la technique, c’est une vitrine où l’on affiche une modernité.
Un micro peut devenir une silhouette, un signe de l’époque, presque un accessoire de scène. Le “bomb” de la BBC appartient à cette catégorie. Profil fuselé, allure futuriste, présence visuelle évidente: on le voit autant qu’on l’entend.
Ce micro apporte quelque chose de nouveau à l’antenne: plus de finesse, plus de nuances, plus de détails dans la voix. Et, comme souvent, le progrès ouvre une nouvelle porte… vers de nouveaux problèmes.
Quand on capte plus finement, on capte aussi le studio. Un souffle, un frottement de manche, une chaise qui vit sa vie. La radio se met alors à “tenir” son plateau autrement.
On apprend à bouger moins bruyamment, à préparer ses feuilles, à respirer hors axe. Le futur sonore arrive, et il exige une élégance de gestes.
L’âge des rubans
Le Type 44 et l’art de cadrer la pièce
Le ruban arrive comme un apaisement. La voix gagne en douceur, le haut du spectre mord moins, et l’écoute devient plus confortable. Dans un studio, ce n’est pas seulement une affaire de couleur. C’est une façon de reprendre la main sur l’espace. La figure en 8, typique de nombreux rubans, dessine une géographie: une zone “utile”, des côtés à éviter, et une manière de placer les gens dans la pièce.
Le RCA Type 44 devient un repère, parce qu’il impose une posture. On ne se colle pas au micro. On lui parle avec une distance respectée, comme à un objet de plateau qui mérite de l’air. On visualise très bien un 44-BX au centre d’un studio: corps massif, suspension solide, pied lourd. La voix se place comme sur scène. Et, dans cette discipline, quelque chose se passe: la pièce cesse de dominer la prise.
Le ruban n’efface pas la réverbération, il apprend à la contourner. Le studio commence à comprendre qu’un micro peut aider à cadrer le son, pas seulement à le capturer.
Ce look vintage incroyable et cette sonorité à la chaleur si prenante existe encore aujourd'hui, avec des composants modernes, comme le Warm Audio WA-44 et l'AEA R44CE.


Un standard maison
Le BBC-Marconi Type A et la scène simplifiée
Pendant que certains studios adoptent des références venues d’ailleurs, la BBC veut une solution qu’elle maîtrise. Ce n’est pas une histoire de prestige. C’est une histoire de budget, de logistique, de cohérence entre sites. Un réseau de studios a besoin d’un standard disponible, maintenable, remplaçable.
Le BBC-Marconi Type A arrive dans les studios londoniens à la fin de 1934, passe par des essais, puis s’installe dans le quotidien. Son atout, c’est la scène qu’il simplifie. Le ruban travaille en figure en 8, ce qui permet à deux voix de se faire face autour d’un seul micro.
Pour le drama, l’interview, la discussion, la mise en place devient intuitive : on s’assoit, on parle, on s’écoute. Le réalisateur gagne du temps, le technicien retrouve ses repères, les invités oublient l’outil.
Ce modèle est décrit comme le premier micro à ruban produit en série au Royaume-Uni, avec un coût unitaire d’environ £9, signe d’une logique industrielle. Il est devenu un symbole de la BBC.
On comprend alors que le micro n’est pas seulement un capteur. C’est un outil d’organisation et un accélérateur de plateau, au service du rythme et du texte, dans chaque émission.

Après-guerre: le studio devient une organisation
Procédures, formation, parc micro
Après la guerre, la radio ressemble de plus en plus à une grande maison bien réglée. On ne fait pas les choix au hasard. On forme les équipes. On documente. On classe. Le micro devient un outil parmi d’autres, choisi selon la mission: parole, musique, extérieur. On parle de directivité, de distance, de bruit, d’intelligibilité, avec une logique simple: qu’est-ce qui marche, ici, aujourd’hui, dans cette pièce, avec cette voix ?
Sur un plateau, cette organisation se traduit en réflexes très concrets. On place le micro avant d’ouvrir un fader. On vérifie la distance de bouche. On gère les plosives par l’angle, pas seulement par l’égalisation. On apprend à tourner une page sans la faire parler. On comprend aussi que la pièce est un instrument: un mur trop nu s’entend, une ventilation trop proche s’entend, une table qui résonne s’entend.
La radio devient une culture de détails. Et paradoxalement, cette rigueur rend le direct plus fluide. Quand tout est cadré, l’animateur peut se concentrer sur le contenu, pas sur la technique.
1938 et la bascule “extérieur”: la voix sort du studio (et le micro change)
Dès que la radio sort, elle change de combat. Le vent souffle dans la prise, la foule déborde, les câbles s’emmêlent, les mains manipulent, la perche fatigue, la pluie menace. Ce qui compte, c’est la continuité. Un micro d’extérieur doit survivre au terrain et livrer une voix utilisable, même quand tout bouge.
Le STC 4017C appartient à cette époque où l’on conçoit pour la route. Il est fait pour être tenu, pour être transporté, pour encaisser. On y trouve une logique très simple: sécuriser le câble, éviter les faux contacts, rendre la prise stable malgré les secousses. Sur le terrain, on ne cherche pas un velours de studio. On cherche une parole qui traverse le bruit. On cherche une directivité qui aide à isoler, même partiellement, même imparfaitement. Et on cherche une robustesse qui évite la panne au pire moment. L’extérieur rappelle une vérité radio: un “bon” micro est d’abord celui qui ne lâche pas quand la scène devient imprévisible.
Les condensateurs “studio” montent en puissance sur le continent
Dans les studios européens, le condensateur s’impose comme un outil de précision. Il apporte du détail, de l’air, une sensation de présence très fine. Mais il exige quelque chose en échange: un studio mieux tenu.
Avec un micro plus sensible, la pièce devient plus importante. Le silence devient plus précieux. Les gestes deviennent plus soigneux.
Le “Bottle mic” de Neumann illustre bien cet esprit. Sa silhouette singulière évoque une autre époque, mais son rôle est très actuel: révéler la voix, sans masquer ce qui l’entoure.
Dans la pratique, un condensateur oblige à préparer le plateau. On coupe une ventilation, on décale une chaise, on éloigne les feuilles, on choisit un angle légèrement de côté.
On apprend à respirer sans souffler dans la capsule. Le micro devient un miroir. Il renvoie la qualité de la pièce, l’attention de l’équipe, la discipline de l’orateur.
Et quand tout est en place, la récompense est immédiate: la voix paraît plus vivante, plus texturée, parce qu’on n’entend plus la lutte. On entend le propos.


1968 : La radio moderne veut une voix stable et proche
Le RE20 envahi les plateaux
À la fin des années 1960, le plateau se libère. Le talk s’installe, les échanges se font plus spontanés, l’animateur bouge, se tourne, rit, réagit.
Dans ce contexte, le studio n’a plus envie d’un micro qui exige une immobilité parfaite. Il veut une voix proche, mais contrôlable. Il veut de la constance sans raideur.
Le RE20 d'Electro-Voice incarne bien ce besoin. Il permet de s’approcher sans que le grave explose, et il supporte les variations naturelles de distance.
En régie, ça change tout. Le niveau reste plus stable, la voix reste “devant”, et le technicien passe moins de temps à rattraper les mouvements. Sur le plateau, on sent la différence. L’animateur peut vivre son direct. Il peut se pencher vers un invité, revenir au micro, lancer une relance sans se recaler au millimètre. Le micro suit, sans faire de bruit.
Et c’est souvent là que la radio gagne son naturel moderne: quand la technique cesse d’imposer une posture, et commence à accompagner une conversation.

Le studio “fabrique” le son radio
Le “son radio” n’est pas un micro. C’est une petite mécanique. Il y a le micro, bien sûr, mais il y a aussi la distance, l’angle, la pièce, le bras, la bonnette. Et puis il y a la régie, avec ses outils invisibles: compression, de-esser, limiteur, parfois une égalisation légère. Ce traitement n’est pas là pour déguiser la voix. Il est là pour la stabiliser. Une voix doit rester intelligible quand elle chuchote, rester supportable quand elle rit, rester contrôlée quand elle s’emporte.
Dans cette cuisine, certains micros deviennent des favoris parce qu’ils se marient bien avec la chaîne. Le SM7B, par exemple, est souvent choisi pour sa manière de tenir la parole au micro près, sans rendre le plateau nerveux.
Le traitement fait le reste: la compression garde la voix devant, le de-esser enlève les “s” qui piquent, le limiteur protège l’antenne. Le vrai test se joue en direct. Quand l’animateur se penche, tourne la tête, revient, respire, la voix doit rester propre. Si tout tient, le studio disparaît, et l’écoute devient simple. On ne pense plus au micro. On reste dans l’histoire racontée.
Aujourd’hui: studios connectés, AoIP, remote, mais mêmes obsessions
Le studio moderne n’est plus toujours une pièce unique. Il peut être réparti. Un animateur est à distance, un invité est ailleurs, une régie centralise, un autre site récupère le flux. On route des signaux, on synchronise, on bascule d’un plateau à un autre. La radio devient un réseau, parfois en direct, parfois en production “à la demande”.
Mais rien de fondamental ne change du côté de l’oreille. Une pièce résonnante reste résonnante. Une ventilation trop proche reste trop proche. Un micro mal placé reste mal placé. La technologie facilite le transport et la production multi-sites, mais le son perçu vient toujours de la prise.
On revient donc aux mêmes obsessions: intelligibilité, proximité, constance. Et au même bon sens: une voix gagne plus à être bien placée qu’à être surtraitée. Même dans un studio connecté, la magie reste très physique. Un bras bien réglé, une bonnette adaptée, une distance cohérente, une pièce un minimum traitée. Le réseau fait voyager le son. Le plateau, lui, le fabrique encore, comme au premier jour.
Web radios, podcasts, ASMR
La chaleur radio partout
Les studios n’ont pas disparu, ils se sont miniaturisés. Une web radio peut naître dans un bureau, un podcast s’enregistre dans une pièce traitée à la va-vite, et l’oreille réclame toujours la même chose : une voix proche et confortable.
Pour garder cette chaleur “radio” hors studio, beaucoup de créateurs adoptent une chaîne courte. Un micro dynamique très près de la bouche, une bonnette dense, un bras stable, puis un traitement léger qui resserre la voix sans l’étouffer.
Le Shure SM7B et le RE20 reviennent souvent, parce qu’ils tolèrent la proximité et limitent l’impact d’une pièce imparfaite. Quand l’interface manque de gain, un booster en ligne type Cloudlifter CL-1 aide à conserver un bruit de fond discret.
Pour des voix off prêtes à diffuser, une tranche comme la dbx 286s réunit compresseur, de-esser et gate sur le bureau. Et pour l’ASMR, l’écoute se fait au casque : micros binauraux, “oreilles” 3D, frottements et chuchotements très détaillés. Un panneau acoustique derrière calme aussi la pièce.
Pour choisir la bonne chaîne sans tâtonner, Univers-Sons.com vous accompagne avec des conseils orientés Broadcast.

L’Electro-Voice RE20, toujours une référence… et ses déclinaisons
Même recette, plusieurs variations : finitions, courbes, niveau de sortie, polyvalence studio. Voici les modèles qui prolongent l’ADN RE.
Electro-Voice - RE 20
625.00Micro dynamique cardioïde, le RE20 est destiné à la parole et les sources puissantes. Sa conception Variable-D réduit l’effet de proximité, pratique au micro près. Le filtre anti-pop interne calme les plosives. En studio, il sert en voix, kick, cuivres ou basse, avec un rendu stable et facile à traiter.
En savoir plusElectro-Voice - RE 20 BLACK
666.00Le RE20 Black reprend exactement l’architecture du RE20, mais avec une finition noire mate qui se fond dans les plateaux filmés. On retrouve la directivité cardioïde, la gestion Variable-D contre l’effet de proximité et l’anti-pop interne. Résultat: une voix proche, régulière, et un micro discret à l’image comme au son.
En savoir plusElectro-Voice - RE320
339.00Le RE320 vise le studio hybride. Ce dynamique cardioïde propose un sélecteur de courbe: mode “Voice” pour une parole équilibrée, mode “Instrument” plus brillant pour kick, toms ou ampli guitare. Il garde l’esprit RE, avec un grave solide et une bonne tenue en niveau, sans demander une pièce parfaite. Souvent.
En savoir plusElectro-Voice - RE27N/D
869.00Le RE27N/D pousse l’idée broadcast plus loin avec un aimant néodyme, donc plus de niveau de sortie. Il conserve l’approche Variable-D pour contenir l’effet de proximité et propose des réglages de filtre pour adapter la voix à la pièce. Apprécié en narration, talk et percussion, pour garder la clarté. Devant.
En savoir plusLe Shure SM7 a su évoluer avec les usages studio
La même obsession traverse les époques : une voix dense, lisible, rassurante, sans se battre contre les plosives et les sibilances. Le SM7B incarne la version “classique”. Le SM7dB ajoute un raccourci moderne pour les setups plus légers.
Shure - SM7B
388.00Le SM7B est un dynamique cardioïde taillé pour la voix. Sa bonnette close-talk réduit les plosives, et ses commutateurs (coupe-bas, présence) aident à placer la parole dans le mix. Il encaisse le direct, les rires et les variations de distance, tout en gardant un grain chaleureux en studio. Au quotidien.
En savoir plusShure - SM7dB
539.00Le SM7dB reprend la base sonore du SM7B, mais ajoute un préampli intégré pour simplifier la chaîne. Deux niveaux de gain (+18 ou +28 dB) donnent plus de marge avec une interface modeste. Le préampli fonctionne avec l’alimentation fantôme 48 V, et un mode bypass revient au comportement classique. Instantanément.
En savoir plusLes micros à ruban actuels qui reprennent le look du Type 44
La légende a laissé une silhouette. Certains rubans modernes reprennent ce gabarit iconique et y ajoutent des composants actuels, pour retrouver le même rituel : distance, axe soigné, matière douce.
Warm Audio - WA-44
1027.00Le WA-44 reprend la silhouette des rubans vintage, avec une fabrication moderne. Figure en 8, ruban fin et transformateur CineMag apportent une matière utile sur voix et cuivres. On le place à distance, un peu hors axe, pour une présence douce et un grave facile à contrôler au mix. Rapidement.
En savoir plusAEA - R44 CE
4199.00Le R44 CE prolonge l’esprit du 44BX: grand ruban passif, figure en 8 et rendu ample. Il aime les voix off posées, les cordes et les prises de pièce soignées. Prévoyez un préampli avec du gain propre, car le niveau de sortie reste typique d’un ruban classique, silencieux. En studio.
En savoir plusLes microphones statiques Soyuz reprennent le look du "Bottle"
Ici, le style “bottle” devient une signature visuelle, au service d’une prise détaillée et d’un médium qui porte la voix. Des outils intéressants pour narration, voix off et prises soignées.
Soyuz - 023 Bomblet
1499.00Le Soyuz 023 Bomblet condense l’esthétique “bottle” dans un statique compact. Cardioïde, alimentation 48 V, capsule large et pad -20 dB pour gérer les sources fortes. Il brille sur voix proches, guitare acoustique et overheads, avec un haut doux et un médium présent, facile à placer dans un home-studio traité.
En savoir plusSoyuz - 023 Malfa Deluxe Limited Edition
1699.00Le Soyuz 023 Malfa Deluxe Limited Edition mise sur le rituel studio: coffret, suspension et accessoires. Base FET cardioïde avec capsule large, pad -20 dB et réponse pensée pour la parole. Sur voix off, il donne une présence tranquille, avec un grave net et un haut maîtrisé, sans brillance forcée.
En savoir plusSoyuz - 017 FET
2499.00Le Soyuz 017 FET vise un statique de studio, avec un look rétro et une prise cardioïde. Alimentation 48 V, capsule large et marge avant saturation pour capturer voix off, cordes et ampli. Son équilibre met le médium en avant sans dureté, pour une narration lisible, même proche du micro.
En savoir plusSoyuz - 017 Tube
4299.00Le Soyuz 017 Tube ajoute une alimentation externe et une section à lampe pour une texture organique. Capsule large en cardioïde, kit complet et prise détaillée, idéale pour chant posé et voix off. Il aime les distances maîtrisées et une pièce calme, puis se marie avec une compression douce.
En savoir plusFAQ
Pourquoi certaines références micros reviennent tout le temps en studio radio ?
Parce qu’ils tolèrent les mouvements, rejettent une partie de la pièce, et gardent un timbre stable. En radio, la constance compte autant que la couleur. Les modèles “broadcast” sont souvent choisis pour ce comportement, plus que pour une fiche technique.
Pourquoi la radio aime la voix “proche” ?
Parce que la proximité augmente l’intimité perçue et l’intelligibilité, surtout dans un environnement bruyant, comme la voiture. Cependant, il faut contrôler l’effet de proximité et les plosives. C’est là que placement, anti-pop et choix de micro deviennent décisifs.
Micro ruban ou dynamique pour la parole ?
Le ruban peut apporter une douceur et une gestion du haut du spectre appréciées en studio. Le dynamique, lui, est souvent plus tolérant aux bruits ambiants et à la vie de plateau. Le choix dépend donc du studio, du format d’émission et de la chaîne de traitement.
Qu’est-ce que l’AoIP change pour l’auditeur ?
Surtout la flexibilité de production, le routage et l’interopérabilité entre systèmes. Pour l’auditeur, le gain se voit plutôt dans la fiabilité et la capacité à produire partout. La qualité perçue reste dominée par la prise de son et le traitement.